Bois de chauffage, découvrons la différence entre séchage naturel et séchage artificiel ?

Entre l’abattage d’un arbre et le moment où une bûche peut alimenter efficacement un poêle, une étape est incontournable : le séchage. Un bois fraîchement coupé contient encore beaucoup d’eau et ne peut pas offrir immédiatement de bonnes performances de chauffe. Pour réduire cette humidité, deux grandes méthodes existent : le séchage naturel et le séchage artificiel.
Le résultat recherché est le même dans les deux cas : obtenir un combustible suffisamment sec pour brûler correctement. En revanche, la durée, les conditions de séchage et les moyens employés sont très différents.
Comment fonctionne le séchage naturel du bois ?
Le séchage naturel est la méthode la plus traditionnelle. Après la coupe et le fendage, les bûches sont stockées pendant plusieurs mois dans un endroit protégé des intempéries mais suffisamment ventilé pour permettre à l’humidité de s’échapper progressivement.
Le vent, la température extérieure et l’humidité de l’air participent directement au processus. Un bois exposé à une bonne circulation d’air séchera donc beaucoup plus efficacement qu’un tas placé dans un local fermé ou entièrement recouvert d’une bâche.
Cette méthode demande avant tout du temps. Selon l’essence, la taille des bûches, la période de coupe et les conditions de stockage, le séchage peut nécessiter de nombreux mois, voire plusieurs saisons.
Qu’appelle-t-on séchage artificiel ?
Le séchage artificiel repose sur l’utilisation d’un équipement permettant de maîtriser davantage les conditions autour du bois. Les bûches sont placées dans un séchoir où la température, la ventilation et parfois l’humidité de l’air sont contrôlées.
L’objectif est d’accélérer l’évacuation de l’eau contenue dans le bois. Contrairement au séchage naturel, le producteur dépend beaucoup moins des conditions météorologiques et peut obtenir un niveau d’humidité plus homogène d’un lot à l’autre.
La principale différence réside dans la maîtrise du séchage
Avec un stockage naturel, il existe nécessairement une part de variation. Une période particulièrement humide, une ventilation insuffisante ou un empilement trop compact peuvent ralentir considérablement le séchage.
Le séchage artificiel permet au contraire de contrôler plusieurs paramètres et d’obtenir plus rapidement un combustible présentant un taux d’humidité déterminé. Cela ne signifie cependant pas qu’un bois séché naturellement soit de moins bonne qualité. Un séchage naturel correctement réalisé peut parfaitement produire un excellent bois de chauffage.
Pour l’utilisateur, le critère essentiel reste donc moins la méthode employée que l’état réel des bûches au moment de la livraison. Acheter son bois pour se chauffer auprès de Mon Feu permet notamment de disposer d’un combustible destiné à être utilisé dans de bonnes conditions, tout en conservant les bonnes pratiques de stockage une fois les bûches livrées.
Le bois séché artificiellement chauffe-t-il mieux ?
À taux d’humidité identique, deux bûches de même essence fourniront des performances très proches, qu’elles aient séché naturellement ou dans un séchoir. Ce n’est donc pas le procédé de séchage lui-même qui augmente réellement le pouvoir calorifique, mais la quantité d’eau encore présente dans le bois au moment de la combustion.
Plus cette quantité est faible, moins l’énergie produite par le feu doit servir à évaporer de l’eau. La combustion monte alors plus facilement en température et le rendement de l’appareil est meilleur.
L’Office national des forêts présente d’ailleurs plusieurs techniques utilisées pour sécher le bois, allant du stockage naturel bien ventilé aux séchoirs alimentés par la biomasse, l’énergie solaire ou la récupération de chaleur. L’objectif reste dans tous les cas de réduire suffisamment le taux d’humidité pour obtenir de bonnes propriétés calorifiques.
Quels sont les avantages de chaque méthode ?
Le séchage naturel présente l’avantage d’être simple et de nécessiter peu d’énergie supplémentaire. Il valorise essentiellement le temps, l’espace disponible et les conditions climatiques. Il reste particulièrement adapté lorsque les volumes peuvent être stockés suffisamment longtemps.
Le séchage artificiel offre de son côté plusieurs avantages :
- une durée de séchage généralement plus courte,
- un meilleur contrôle du taux d’humidité
- une production moins dépendante des saisons et de la météo
- une plus grande homogénéité entre les différentes bûches d’un même lot
En contrepartie, il nécessite des installations spécifiques ainsi qu’une source d’énergie pour produire et faire circuler la chaleur.
Comment choisir entre bois séché naturellement et artificiellement ?
Pour un particulier, il n’est pas nécessaire de privilégier systématiquement l’une des deux méthodes. Un bois naturellement séché pendant suffisamment longtemps peut être tout aussi performant qu’un bois passé dans un séchoir.
Le meilleur indicateur reste son humidité réelle. Des certifications comme NF Biocombustibles solides classent notamment comme bois prêt à l’emploi les bûches présentant une humidité sur masse humide inférieure ou égale à 20 %.
Une fois livré, le stockage reste également déterminant. Même parfaitement sec au départ, un bois laissé plusieurs mois sous la pluie ou enfermé dans un endroit humide peut progressivement reprendre de l’eau.
Séchage naturel et séchage artificiel ne s’opposent donc pas vraiment. Le premier mise sur le temps et une bonne ventilation, tandis que le second permet de mieux contrôler et d’accélérer le processus. Pour bien se chauffer, l’essentiel reste finalement le même : disposer de bûches suffisamment sèches au moment où elles entrent dans le foyer.